Productions

Le Collectif à l’Envers a été initié par Erwan Keravec et Ronan Le Gouriérec, deux musiciens complices, partenaires de jeu mais aussi différents. En créant un espace partagé où la mutualisation des expériences favorise le développement artistique de chacun, « à l’envers » de l’air du temps, ils cherchent à défendre collectivement leurs propos singuliers.
Le Collectif à l’Envers a pour objectif la production et la diffusion de spectacles vivants, la production phonographique, la création d’œuvres plastiques, l’organisation d’évènements, l’accompagnement de projets artistiques, la mise en place d’ateliers pédagogiques, etc.
Le Collectif à l’Envers se situe dans l’esthétique des Nouvelles Musiques Traditionnelles en comprenant « nouvelles pratiques des musiques traditionnelles » ou « nouvelles formes issues des pratiques de musiques traditionnelles ». Le Collectif à l’Envers s’engage sur le travail de création sans prendre le répertoire traditionnel comme une base nécessaire.
Le Collectif à l’Envers a pour ambition de devenir un interlocuteur / accompagnateur de projets artistiques portés au-delà d’Erwan et Ronan avec pour préoccupation l’émergence de nouvelles musiques, de nouvelles formes initiées par des artistes issus des musiques traditionnelles.

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« Créer un collectif artistique, c’est définir l’endroit précis où l’on se trouve.
La musique traditionnelle… pardon… La musique d’une société traditionnelle nous dirait l’ethnomusicologue, ou la musique populaire ou encore les musiques du monde. Sans vraiment la nommer, nous avons grandi en son sein. Nous y avons appris la musique, à danser, à s’amuser, à rencontrer. Plus que simplement un répertoire, c’est bien une façon d’être à la musique que cet apprentissage a forgé. De cette musique, nous en retenons la pratique, celle qui a ouvert notre curiosité. Alors, le Collectif à l’Envers sera à l’endroit où la musique se crée : en musique improvisée, contemporaine, à danser, avec un cuisinier, avec des danseurs contemporains, avec de la vidéo, avec de l’électronique…

Créer un collectif artistique, c’est aussi affirmer nos choix.
Nous sommes issus de cette musique qui se caractérise par la pratique collective. Pourtant, nous avons choisi de prendre les choses à l’Envers, pour penser que la musique traditionnelle actuelle n’a d’avenir que si les pratiques individuelles sont multiples, affirmées, volontaires, radicales. Nous avons choisi de qualifier notre musique de « musique traditionnelle imaginée », pour associer le collectif (« musique traditionnelle ») à l’imagination qui appartient à l’individu, pour une interaction entre le singulier et l’appartenance à un ensemble.

Créer un collectif artistique, c’est s’associer
Nous nous sommes rencontrés, il y a vingt ans, Erwan au bagad de Lokoal-Mendon, Ronan au bagad de Saint-Nazaire. Nous avons commencé à jouer ensemble avec le Bagad Men Ha Tan de Pierrick Tanguy pour les rencontres avec Henri Texier et Doudou N’Diaye Rose. En 2000, nous avons fondé les Niou Bardophones, d’abord en duo puis en quartet en 2002. Nos parcours et nos histoires musicales se croisent et s’éloignent mais toujours avec la même envie d’improvisation et d’une « musique traditionnelle imaginée ».

Créer un collectif artistique… parce que notre pratique nous y amène
Jusqu’ici, nous avons délégué, éparpillé nos productions. A moins de se livrer à un exercice d’équilibriste d’accords entre producteurs, la difficulté est de mettre en perspective la diversité de nos activités et de permettre leur lisibilité. Le Collectif à l’Envers sera l’endroit où nous trouver! »

Erwan Keravec, Ronan Le Gouriérec – janvier 2012.

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